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Pavillon Raspail : Le retour du vivant en ville

27 mai 2026

Chez QUARTUS, le retour du vivant en ville fait partie de nos engagements, y compris au cœur des tissus urbains les plus denses. Préserver l’existant, réhabiliter durablement, favoriser la biodiversité et redonner de la place à la nature : autant de convictions qui guident notre manière de concevoir la ville de demain.

Le Pavillon Raspail, dans le 14ème arrondissement de Parisincarne cette vision. Pensé comme un projet de régénération urbaine et environnementale, il s’inscrit dans une démarche exigeante visant notamment les certifications BBCA niveau Excellent, NF Habitat HQE et l’équivalence au label Bâtiment Biosourcé niveau 3. Plus que des objectifs environnementaux, ils traduisent une même volonté : faire du vivant un véritable principe de conception, capable de réconcilier durablement architecture, biodiversité et manière d’habiter la ville. 

La singularité du site

Situé face au jardin de l’ancienne Fondation Cartier et dans la continuité des alignements arborés de Denfert-Rochereau, le bâtiment Marcel Lelong surplombe déjà un ensemble végétal particulièrement riche.  

Le diagnostic écologique réalisé sur le site a mis en évidence une richesse insoupçonnée : près de 60 espèces recensées, 9 microclimats distincts et une biodiversité déjà structurée au sein du cœur d’îlot. Ce patrimoine végétal existant a très tôt constitué l’un des fondements du projet. 

Ainsi, dans le cadre de l’écoquartier porté par Paris & Métropole Aménagement, l’équipe projet réunie autour des architectes Lacaton & Vassal et Gaëtan Redelsperger, avec QUARTUS, imagine une réhabilitation qui révèle et prolonge les qualités paysagères et écologiques du site. 

Jardin naturaliste et patio au cœur de l'îlot central

Le jardin naturaliste

Le projet paysager repose sur le principe d’un « jardin naturaliste » pensé comme un support de biodiversité et de lien social pour les habitants. À quelques mètres seulement des logements, le jardin de la Fondation Cartier constitue une référence directe pour le projet. Conçu il y a plus de vingt ans comme un « jardin naturaliste en mouvement », il accueille aujourd’hui une biodiversité particulièrement développée en plein Paris dense, avec près de 200 espèces végétales recensées ainsi qu’une grande diversité d’oiseaux, d’insectes pollinisateurs et de chauves-souris. 

Le Pavillon Raspail prolonge cette logique avec des aménagements qui reposent sur une « ingénierie douce » fondée sur la connaissance des dynamiques du vivant, avec des modes de gestion allégés et sans produits phytosanitaires.

Le projet prend appui sur la végétation déjà présente dans le cœur d’îlot : cèdre du Liban, robiniers faux-acacias, sureaux noirs, figuiers, lierres ou encore rosiers existants constituent déjà l’ossature végétale du site. Le prunier d’ornement est quant à lui conservé dans son terrain existant, au cœur d’un patio, sur-mesure, à ciel ouvert conçu pour préserver durablement ses conditions racinaires de développement. 

Le jardin se compose enfin de plusieurs séquences paysagères adaptées aux caractéristiques du site : jardin central, jardin de la serre, cours anglaises ou jardins de pierriers inspirés des paysages rocheux de la Fondation Cartier. Certaines cours s’inspirent également des tsubo-niwa japonais, micro-jardins urbains conçus comme des espaces de respiration et de fraîcheur au cœur de la ville de Paris. 

Nichoirs, micro-points d’eau et plantations favorables aux pollinisateurs viendront enfin renforcer l’accueil de la biodiversité ordinaire au sein du cœur d’îlot. 

L’urbanisme du vivant

Le projet architectural repose sur la transformation du bâtiment existant au lieu d’une logique de démolition-reconstruction. Le bâtiment Lelong est ainsi conservé, réhabilité et surélevé avec une emprise progressive permettant d’accompagner la densification tout en préservant la nature au cœur d’îlot. 

Cette ambition se traduit également dans les choix constructifs retenus : réemploi in et ex-situ, recours aux matériaux biosourcés ou encore dispositifs de valorisation des déchets participent à une approche plus sobre et circulaire, en cohérence avec les ambitions portées par le label BBCA. 

Au centre du projet, l’ancienne toiture de la crèche laisse place à une serre-jardin sur deux niveaux pensés comme un espace collectif nommé « l’agora ». Véritable lieu de rencontre et de partage, elle crée un lien entre le cœur d’îlot, les espaces communs et les circulations du bâtiment, tout en prolongeant les usages du jardin naturaliste au sein même de l’architecture. 

Les toitures plantées participent elles aussi à cette continuité végétale dans les étages supérieurs et certaines accueilleront même des espaces cultivables pour les habitants. 

Quelle intention ? Celle de vivre avec le vivant en ville. 

Fidèle aux engagements portés par QUARTUS et l’équipe projet, le Pavillon Raspail incarne une architecture pensée pour faire dialoguer durablement paysages et usages afin de redonner toute sa place au vivant en ville. 

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