Îlot Bergeron
Sur l’île de Nantes, rien ne se perd, tout se transforme : QUARTUS aux côtés de Alexandre Chemetoff, et de la SAMOA donne une nouvelle vie à la dernière usine Alstom sur l’îlot Bergeron.
PRIORITÉ AU RÉEMPLOI
Les bâtiments ont été imaginés dans une optique durable et économe, qu’il s’agisse de matériaux ou d’énergie. Selon la technique du réemploi, les éléments existants sont convertis pour de nouveaux usages : le bardage de l’ancienne usine est réemployé pour construire la clôture du futur chantier. L’ancienne cale sèche de l’île, qui servait autrefois à l’entretien des bateaux (25 m de long & 7 m de profondeur), sert de bassin d’eau pluviale et de bassin d’agrément. L’eau stockée permet l’arrosage des jardins et l’entretien des bâtiments. Un diagnostic déchets a également produit 45 fiches matériaux qui ont permis à plusieurs acteurs locaux et associations du réemploi de satisfaire leur recherche.
Chiffres clés
- 12 000 m²
- 39 logements
- 7 800 m² de bureaux (siège régional de Doctolib)
Rien ne se perd, tout se transforme
La végétation abondante apporte de la fraicheur en cœur d’îlot. La nature gagne le sol industriel, tout en gardant une attention portée à l’héritage industriel pour fonder une attitude particulière vis-à-vis du retour de la nature en ville. Les gens qui habitent et travaillent là doivent reconnaitre la singularité de cet endroit, comme un lieu qui leur sert de repère.
LE FUTUR S’INVENTE AVEC L’ARCHITECTURE
Si les toitures en dents de scie des logements s’inspirent de la forme des usines Alstom qui occupaient autrefois le site, l’architecture n’en reste pas moins avant-gardiste : les corps des bâtiments sont reliés entre eux, à chaque étage, par des passerelles suspendues et ouvertes sur l’extérieur. Avec leur structure béton, particulièrement solide, et leurs larges façades bois, les lieux perpétuent une mémoire visuelle dont ils proposent une vision durable et futuriste. La qualité architecturale de matériaux se double ici d’une très haute performance énergétique des logements.